L'affiche de la pièce

Librement inspiré du
roman de Roy Lewis
(The Evolution Man)

Mise en scène
Yves BORRINI

Marionnettes
Greta BRUGGEMAN

Eclairages
Thierry ZINN

Décor et costumes
Marius RECH

Construction décor
ACTE II

Couturière
Dominique VELON

Musique originale
Jean-Jacques ELANGUE

Bande son originale
Eric TRAVERS

Avec :
Saïdou ABATCHA
Hélène BELECK
Maryse COURBET
Alain DZUKAM SIMO
Jean-Jacques ELANGUE
Jean MINGELE
Sylvie OSMAN
Anne REJONY

Le Bruit des Hommes
Arketal

Co-Production :
Les 4 saisons du Revest
Le C.C.F. de Yaoundé (Cameroun)

Pourquoi j'ai mangé mon père de C. Galea et Y. Borrini

Le spectacle

Ils sont huit sur scène- 5 comédiens, 2 marionnettistes, 1 saxophoniste- et une vingtaine de marionnettes.
Le décor : des bambous, de la toile et des sacs grossiers.
De ces sacs émergent des têtes effarées. Le saxo râle, hurle et pleure.
Voilà les inventeurs du feu. Les premiers hommes.
Le père, la mère, un garçon, une fille, un oncle. Un monstre (marionnette) dévore un enfant.
« Nous sommes les enfants du hasard, ce serpent à deux bouches, sans anus à merde, qui nous couve et nous étouffe ».
Cette petite tribu décide de quitter la « subhumanité » et le pléistocène pour aborder le stade supérieur. C'est la ligne de départ de l'évolution.
L'aventure dite « humaine » peut donc commencer, ce zig-zag entre hasard et nécessité.
Il leur faut tout répertorier, inventer, maîtriser le feu, passer du cru au cuit, mélanger les gènes, rêver la première ville du monde, s'essayer à l'art figuratif, à l'amour, apprendre à vivre ensemble et à mourir et courir, toujours courir après un drôle de zèbre : le progrès.
« Les possibilités sont prodigieuses ! » Papachapô, le père n'en démord pas.
L'oncle dit « monmononk » s'en tient à un sage et nostalgique « Back to the trees ». Ils vont déclencher pas mal de catastrophes. « Par chance, l'homme a la vie courte ». La réalisation fait appel à une théâtralité multiple : les acteurs, les marionnettes (petites, grandes, géantes) qui se substituent aux premiers ou se mêlent à eux, le théâtre d'ombres, le récit, la musique, le chant.
Le ton du spectacle oscille entre émotion et burlesque, entre merveilleux et quotidien.
C'est une sémaphore rigolote et parfois triste de l'aujourd'hui, un aller-retour entre l'intime et l'universel. « Dis papa, c'est quand l'Homme ? »


Présence de l'Afrique...

L'Afrique est porteuse de poésie, de mystère et d'un questionnement tout différent de celui de l'occident. C'est de cela que nous avons besoin, de cet autre rapport au monde et au temps.
Une certaine tournure d'esprit africaine est en mesure de faire naître le comique et l'humour. Les acteurs africains et la parole africaine sont traversées par d'autres énergies que celles des occidentaux. De cela aussi, nous avons besoin. Ce regard est en mesure de tourner en dérision cette course effrénée au progrès.
Qui, mieux que l'Afrique, peut nous inciter à réfléchir sur la confrontation entre modernité et tradition ?


Ce qu'en pense Claudine Galéa- Un conte moderne

Le sujet de la fable, raconter une histoire de l'homme, a aussi des visées didactiques. Le succès du roman vient de son opportunité. Dans la difficulté qu'ont les hommes à saisir le présent, à tirer enseignement de leur passé et à imaginer leur avenir. Egalement dans ce retour en arrière qu'on observe un peu partout dans le monde vers des valeurs barbares comme la « purification ethnique », le principe de la race, l'intégrisme, dans tous ces cas de figure qui démentent notre revendication à la modernité à l'aube du XXIe siècle.


Une association du Bruit des Hommes et d'Arketal

Arketal

Arketal est une compagnie de marionnettistes fondée par Greta Bruggeman, Sylvie Osman et François Boulay, implantée dans les Alpes-Maritimes depuis 1983. Le conte chaud et doux des 'Chaudoudoux », « Antigone », « Pygmalion », « L'œil du loup » comptent parmi ses derniers spectacles. Arketal coopèrent à plusieurs reprises avec M. Meschke, M. Schster et participe en France et à l'étranger à de nombreux festivals de marionnettes.


Sur la marionnette
Le roman se passe à l'époque préhistorique et les animaux- souvent monstrueux- occupent une place importante au côté des hommes. Certaines scènes, telles qu'un gigantesque incendie, la traversée de contrées sauvages aux végétations extrêmement diverses- du désert au glacier- un festin aux allures orgiaques… exigent une transposition dramatique.

Cette histoire est un conte. Il s'y passe des épisodes symboliques : Initiation, scènes de cruauté, cannibalisme, épreuves, découverte de l'amour, rêves.
Le conte a besoin d'images. Pas de reconstitution réaliste mais d'illustrations, au sens de « grand livre illustré ». Besoin d'un mélange de naïveté, de simplicité des formes, de magie, d'actions susceptibles d'émouvoir, d'émerveiller et de faire peur. Images des hommes sans pour autant mettre en jeu le principe d'identification à laquelle l'acteur de chair et d'os invite, personnages à l'agilité extrême, poupées de tissu ou de carton pouvant aussi bien représenter les animaux que les hommes. La taille des marionnettes permet aussi leur multiplication favorisant l'excès (la foule, les hordes), l'invention autour d'un décor fantastique.
Libre de tout ce qui oblige l'acteur, la marionnette peut cabrioler, chuter, se casser, brûler, mourir. La marionnette peut-être belle, laide, monstrueuse.
Elle peut parler, jurer, crier, pleurer et rire.
ARKETAL


Conception : titOm / Graphisme : Olivier Leycuras
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