L'affiche de la pièce
© Ph. : Sandrine Calard
Graph. : O. Leycuras

Mise en scène :
Pierre Laneyrie
Assistante à la mise en scène:
Jacqueline Gautherie


Avec :
Stéphane Bault
Yves Borrini
Maryse Courbet
Sophia Johnson

Création Son :
Zidane Boussouf

Création Lumières :
Daniel Gimenez-Frontin

URBS 1: Parking de François Bon

Le Spectacle

Durée : 50 minutes
Lieu : parking (souterrain ou non)
4 acteurs
Une installation vidéo

Dans cette pièce, F. Bon s'inspire comme à son habitude d'un fait divers : une mère s'adresse au mari de sa fille. Elle a retrouvé sa trace. Il a disparu depuis des années, laissant femme et enfants.
Il a tenté sa chance sur les routes, pour devenir finalement gardien de nuit dans un parking de grande ville.
Dans les travées vides, cette femme surgit et lui reproche cet abandon.
C'est l'histoire de la séparation d'un couple, d'un suicide.
Un témoin s'adresse aux spectateurs, tel le choeur.
François Bon reprend, remodèle la tragédie antique- et fait littérature de la frange la plus contemporaine des images de nos villes.


Notes de mise en scène

Dans le parking souterrain : dès les premiers pas cette odeur, ciment, vapeurs d'essence.
Réflexe : où sont les issues ?

Le regard balaie l'horizontale. Cinquante-cinq mètres de diagonales, partout pour lui un cadrage, alignements de poteaux. Ce qui se trouve ici est déposé, voitures, poussières, sans âge.
Quelques traces de vie, comme une rumeur, celle de la ville de dehors. Toujours un peu peur.
Quelqu'un surgit et me parle. Depuis quand cet homme est-il ici ? Et cette femme ? Y'a t-il encore du monde, caché là-bas dans un coin ou derrière un pilier ?

Ici, il faut s'imaginer à soi-même le flair du chien. L'archaïsme de la cave, du souterrain, de l'homme troglodyte. Sous la dalle et sous la vitre, réminiscences préhistoriques- mais aussi une voix qui porte et qui dit l'humanité : une littérature, compacte, presque impossible, qui trouve ici son invention.

« Il ne s'agit pas de se faire témoin ou porte parole, mais de travailler sur l'étroite parcelle où on a été mis, et chercher les images telles qu'elles s'y sont déposées ». François Bon


Extraits de texte

Le témoin:
"On a des prétextes pour s'équiper parce qu'il faut bien un frigo et une table, un lit pour y dormir qu'on choisit beau parce qu'il était beau de décider d'y dormir ensemble."

La Fille:
"Et quoi, il faudrait se priver même sur le peu de plaisir qui demeure? Ecoute, je parle pour toi : tu recommençais au matin le bus et l'usine était-ce si terrible au fond ou pire que le lot commun, l'impression que la place qu'on a sur terre ils vous la font payer quand bien même elle n'est pas ce qu'on souhaite."

Le Témoin:
"La sortie du dimanche quand on aimerait tant ne rien faire, la case étroite des chambres quand on n'a pas de place où lancer les bras. Que l'espace le plus libre est cette demi-heure au soir où on se tasse au zinc et que le bruit comme les lumières sont plus violents et vous soûlent, on prend un bonbon fort pour cacher mal l'haleine d'anis et d'alcool, puis on se décide à remonter dans l'odeur de la cuisine et l'enfant dans vos jambes."

La Fille:
"Et tout ce que tu savais faire c'était d'allumer la télé et te planter là, parce que ça colmatait tellement bien ce qu'on n'arrivait plus à se dire."

La presse

« Terminée la passivité immobile des spectateurs ! Au gré du texte et du déplacement des acteurs, ceux-ci sont amenés à se lever et suivre, chaise de camping en main, les protagonistes, ancrés dans leur rôle, au demeurant individuellement parfaitement interprété. »
« Rendez-vous insolite, dérivé d'une mise en scène on ne peut plus juste et aboutie de Pierre Laneyrie, dans le genre, Parking interpelle, et surprend forcément ! »
« Un conseil, surtout ne les ratez pas, réservez, et accrochez-vous, ça en vaut le détour ! »
Var Matin- 11 octobre 2003

« Dans la pénombre, la bande son et le jeu de lumières contribuent à l'intensité dramatique. Une heure plus tard, le public est ressorti touché par l'interprétation des comédiens et la qualité de la mise en scène de Pierre Laneyrie. »
La Garde Hebdo- octobre 2003

Les dates

8, 9, 10, 11, 15, 16, 18 octobre 2003- 19h et 21h:
Parking souterrain G. Philipe- La Garde (83)

12, 13 Mai 2005 19h et 21h
Aubagne (13)
Rens. : 04.42.18.19.89
28 Mai 2005 19h et 21h
Parkin souterrain du Théâtre Marelios
La Valette (83)
Rens. :04.94.23.62.06

Conception : titOm / Graphisme : Olivier Leycuras
logo de la compagnie du Bruit des hommes
33 avenue de Provence 83136 Néoules
Tél : 06 11 08 67 82 - 04 94 72 79 67 - Siret : 347 554 578 00059