L'affiche de la pièce

Mise en scène:
Yves Borrini

avec:
Wénice Bearune
Claude Bearune
Jean-Louis Canolle
Dominique Jean
Nadine Malo
Pierre Poudewa


Décor :
Decoratif (Nouméa)
Marionnettes,sculptures :
Stéphane Bault (BDH La Garde)
Lumières :
Laurent Lange (Nouméa)
Assistante à la mise en scène :
Nicole Kurtovitch (Nouméa)


COPRODUCTION
Théâtre de l'Ile (Nouméa)
Le Bruit des Hommes (La Garde)
Cie Cebue (Maré)
Kalachakra (Nouméa)

Les Dieux sont borgnes de P. Gope et N. Kurtovitch

La pièce, écrite à « deux mains », propose de revisiter l'histoire néo-calédonienne qui s'ouvre, avec l'arrivée de James Cook , sur la rencontre des peuples kanak et européens. Le texte pose la question des enjeux actuels nés de ce choc culturel et notamment des permanences culturelles et de la citoyenneté calédonienne.
Il a aussi une portée universelle puisqu'il interroge sur le libre-arbitre, sur le sens de l'engagement individuel et de l'action politique. Sur l'amour aussi.La pièce entremêle
culture européenne et tradition mélanésienne,va et revient, change de registre,croise mythologie Kanake et questions économiques autour d'une pêcherie moderne.
Elle interroge le passé pour tracer l'avenir.

Extraits de texte:

Marco : "Mon capitaine, ce pays est la plus belle de toutes les colonies que vous avez découvertes, elle est magnifique, et romantique aussi. Vous entendez les bruits des vagues comme un éternel ressac qui se brise contre les parois des rochers, les vagues déferlent sur les plages et déposent sur les sables blancs des milliers de mystères pour nous témoigner de leur histoire.Les marins chantent en anglais un air ancien.« We have sung well, God is with us, I swear it to you, this is a virgin land where no man has trampled the ground afore us. Look again, raise your eyes on these mountains, set your eyes on this water and what it contains, we have arrived after a thousand perils, let us act as we have to.»

Cook: « Le sauvage, c'est moi le civilisé. Je viens offenser la tranquillité des peuples, troubler le sommeil des terres, interrompre l'harmonie des hommes et de leurs voisins les animaux, piétiner les plantes et les herbes médicinales, assassiner les arbres par le feu, troubler l'eau dans son sommeil éternel, déranger les dernières prières des vieillards dans les galeries des roches,(..) Je refuse d'être un assassin, et néanmoins je suis un imposteur ».(..)

Kanak 1: "Quoi maintenant ? Le jeu est terminé, on va se reposer. Ton mari doit préparer ses plans d?investissement.Princesse Lotha. Et maintenant. C'est de nous dont je parle.Pour l'instant, on n'a pas notre mot à dire. Il nous faut trouver notre route au milieu de ce scénario.Dans quelle histoire avons-nous joué ? A-t-on tous joué dans la même histoire ? Entre les dieux invisibles, visibles de temps en temps, qui viennent et repartent, qui sont inefficaces, qui supportent qu'on les tue une fois par an, et ces autres dieux, qui pensent haut et fort, qui pensent toujours juste, de qui nous ne récoltons que des miettes de fruits. J'ai des doutes, beaucoup de doutes."

La presse

"Richesse des textes et des personnages, richesse des thèmes abordés et des questionnements suscités, richesse du jeu des comédiens et de la mise en scène. Ces multiples qualités lui ont valu d'être sélectionnée pour représenter la Nouvelle Calédonie lors de la 6ème édition du Théâtre d'Outre Mer en Avignon (TOMA)."
Le Mensuel- Nouméa
Juin 03

"La Chapelle du Verbe Incarné d'Avignon héberge jusqu'au 23 juillet un formidable spectacle venu des antipodes: Les Dieux sont borgnes.
(...) Formidablement mise en scène par Yves Borrini, elle a été reçue avec enthousiasme par le public local, toutefois surpris de voir James Cook joué par un Kanak sur une scène subventionnée par la mairie de Nouméa et la province sud."
Express International
14 juillet 2003

" En ces temps de colère et de rebellion qui ont vu pour la première fois de son histoire le célèbre festival de la cité des papes annulé, la magnifique Chapelle du Verbe Incarné n'a pas dérogé à sa réputation d'espace alternatif. La grève des intermittents du spectacle ne s'y est pas exprimé par le renoncement, mais au contraire par la présence incarnée du verbe pour dire aux spectateurs l'inquiétude des artistes face à la réforme de leur statut déjà particulièrement précaire et d'autant plus fragile dans les DOM TOM.
(...) La décision n'a pas été facile à prendre, mais ces compagnies qui avaient fait le voyage depuis la Guyane, la Guadeloupe, la Martinique ou la Nouvelle Calédonie, ne pouvaient se résigner à abandonner leur rêve.
(...) En colère, les artistes de la Chapelle l'étaient tout autant, mais pas contre le public, alors ils sont allés à la rencontre de ce public, occasion aussi d'exposer la réalité du statut dans les DOM où il n'existe même pas."
S. Chalaye
Africultures- Avignon 2003


"Interprétée par six comédiens à l'énergie et à l'humour communicatifs, mise en scène par Yves Borrini directeur d'une compagnie varoise, le spectacle est éclatant de couleurs, de vitalité et de trouvailles ravigorantes"
D. Carraz
La Provence
27 juillet 2003

" La mise en scène de Yves Borrini travaille sur la rencontre culturelle, le choc même entre les nez rouges de clown que portent les acteurs et les sculptures océaniennes métamorphosées en marionnettes, entre le ventilateur électrique et l'arbre du voyageur qui déploie son éventail. Une petite farce douce aamère où les histoires de pirates font plus réfléchir que rêver."
S. Chalaye
Africultures

Les dates

28 novembre 2003:
Houaïlou- Nouvelle Calédonie
26 septembre 2003:
Païta- Nouvelle Calédonie
23 août 2003:
Koutio- Nouvelle Calédonie
9 au 31 juillet 2003:
Festival d'Avignon
10, 12, 13, 14, 15 juin 2003:
Nouville- Nouvelle Calédonie
22 mai 2003:
Kone- Nouvelle Calédonie
19 mai 2003:
Poindimie- Nouvelle Calédonie
06 mai 2003:
La Foa- Nouvelle Calédonie
Octobre 2002:
Théâtre de l'Ile- Nouméa

Conception : titOm / Graphisme : Olivier Leycuras
logo de la compagnie du Bruit des hommes
Résidence le Colbert Entrée A 4 avenue Colbert 83000 Toulon
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