L'affiche de la pièce

Mise en scène
Yves Borrini et Alexis Moati

Le Bruit des Hommes
Le Théâtre de la Calade

Avec :

Arnaud Apprédéris,
Arlette Bach,
Yves Borrini,
Sophie Delage,
Carole Costantini,
Maryse Courbet,
Alexis Moati,
Henry Moati

et les musiciens :
Pierre et Vera Chidyvar

Lumières :
Alice Blue
Costumes :
Marius Rech
Réalisation :
Minok Terre
Décors :
A. Moati, Y. Borrini
Réalisation :
Acte II

La nuit au cirque d'Olivier Py

Le Spectacle

Ce texte, crée en 1992 au théâtre du peuple à Bussang, fut conçu pour être une ouverture à Amphitryon de Molière que François Rancillac mit en scène la même année.

Dans cette version moderne d'amphitryon, les rivages de Thèbes sont remplacés par un très pauvre champs de foire, son petit cirque, son train fantôme, une chèvre. Mythologie saltimbanque pour mythologie classique Jupiter est un magicien élimé et Mercure est son jeune apprenti qui ne croit évidemment pas à la magie ; Amphitryon et Alcmène n'ont pas été éloignés par la guerre mais par une lassitude bourgeoise. Amphitryon lui-même ne sait plus se souvenir d'un temps où le meilleur de lui-même pouvait encore éclore. Alors, autour de lui, la Femme-serpent, la Lanceuse de couteaux, le squelette de cotillon et la clownesse le visitent et l'accompagnent dans sa quête identitaire? Le personnage va être obligé de revisiter sa mémoire essayant d'y trouver un point d'accroche sur ce qui le fonde, mais il ne découvre qu'un embourgeoisement de la pensée, un renoncement.
L'univers des saltimbanques arrive comme le refuge identitaire ultime : le vrai cohabite avec le faux, le masculin, l'enfance avec la maturité.

L'auteur : Olivier Py

Lauréat de la Fondation Beaumarchais, Boursier du Centre National du Livre , Prix Nouveau Talent Théâtre/SACD (1996)
Après Hypokhâgne et Khâgne au lycée Fénelon à Paris, il entre à l'école de la rue blanche puis au conservatoire Nationale Supérieur d'Art Dramatique. Il suit également des études de théologie à l'institut Catholique. Aujourd'hui, âgé de 36 ans, il est directement du Centre Dramatique National d'Orléans.

Une Co-production du Théâtre de la Calade et du Bruit des Hommes

Le Théâtre de la Calade
Crée par Henry Moati en 1976, la compagnie de la Calade s'installe en 1993 au Grenier à Sel à Arles. C'est là, dans cet espace fait de bois, de pierres et d'âmes, que la troupe travaille selon quatre axes : création, animation, formation et diffusion.

L'association de ces deux compagnies va bien au-delà du financement ou même de la mise en scène bicéphale. Sur le plateau nous travaillons beaucoup à partir de la rencontre entre différentes familles théâtrales et cette rencontre trouve un écho dans la pièce même. Le petit cirque forain mis en scène rassemble sous son chapiteau des êtres au vécus dissemblables, souvent difficiles, et ensemble, ils forment une famille, des numéros qui constituent un spectacle. En associant les deux compagnies, en faisant appel à des comédiens de générations différentes et d'expériences variées, nous voulons faire s'entrechoquer des univers et en quelque sorte prolonger la transposition du mythe?
Alexis Moati, Yves Borrini


Les musiciens- chanteurs :

La musique est omniprésente dans la pièce. Pierre et Vera incarnent la fraternité cabaret/théâtre qui est si difficilement concevable chez nous. Leur musique véhicule à la fois l'art populaire, l'exil, le nomadisme, l'émotion et la nostalgie qui peuvent se transformer en une seconde en folie festive et exubérante.
Ils sont tout ça.


EXTRAITS DE TEXTE:

Alcmène :
" Je me souviens d'un temps où le meilleur de moi-même pouvait encore éclore. Je n'étais pas cette bourgeoise moitié toquée. La souffrance des malheureux me prenait à la gorge, je voulais être une sainte. Il m'arrivait de trouver l'ultime consolation en écoutant Berlioz et je ne me sentais pas la fille de mes parents. Les voix de l'héroïsme et de l'engagement n'étaient pas toutes devenues grotesques, je parlais beaucoup, mon c?ur battait vite, j'aimais l'automne et les marées, je me sentais forte parfois et plein d'amour, alors je me réveillais en pleine nuit et je dansais dans ma chambre ! "


Miss Knife :
(elle chante)
" Ta maison n'est qu'une façade
En papier et en carton
Le perron, quelle rigolade
C'est pas du béton.

Refrain
Tout est faux ici l'ami, tout est faux
Tout est faux ici et là
Et voilà

Ton jardin est une moquette verte
Qui ressemble au paradis
Où les nains la bouche ouverte
Croquent des radis. "

Amphitryon :
" Me voilà de retour parmi les miens, gens du rêve et du voyage, grimaces passagères, sans corps fixe, figurants du rêve d'Amphitryon, je reviens à vos communs, dans le lieu de tout permission. "

La Clownesse :
" Parce que pour chacun de nous, il y a une blessure discrète, un amour mal fini, un malheur profond qui ne blanchit pas, une faute impesable, dérisoire mais inavouable, un chagrin insondable, un scrupuleux dégoût de soi, enfin le lot de tous, infirmité, disgrâce, bégaiement ou une peur tout bonnement, nous sommes venus un à un à ce champs de foire, mouiller aux limbes des coulisses et des grimaces."

La presse

Au sujet du texte :
« La Nuit au Cirque se présente comme une féerie. Olivier Py a écrit ce divertissement avec la naïveté grinçante qu'il affectionne, une façon délibérément modeste de remuer l'émotion en dégraissant les bons sentiments. »
Libération

Au sujet du spectacle :
« Un texte riche, poétique, grave et drôle. Un décor à malices enchanteur. Un univers sonore d'une formidable vitalité. Une mise en scène joyeuse tout en ruptures. Tels sont les ingrédients de ce spectacle original et tourbillonnant au cours duquel chacun trouve plaisir à sa taille. »
« une plongée jubilatoire dans le quotidien de saltimbanques un peu branques mais ô combien attachants »
La Marseillaise du Var

« Un spectacle fait de magie, de poésie, de rêverie, d'émotion, d'angoisse par moment et, dans tous les cas, envoûtant, que l'on suit avec un intérêt croissant du début à la fin. Le public est conquis. »
La Marseillaise

« Poésie, sensibilité, introspection mais aussi humour se mêlent et s'entrechoquent, accentués et rythmés par l'excellente musique traditionnelle ukrainienne de Pierre et Vera Chidyvar . »
La Provence


Conception : titOm / Graphisme : Olivier Leycuras
logo de la compagnie du Bruit des hommes
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